Les Antiportraits, débutés dans les années 2000, correspondent à un travail de recherche sur la figure humaine. Le dispositif, s’il subit des variations d’une proposition à l’autre, reste stable : la vidéo pré-filmée d’un visage, parfois d’un corps, est projetée sur un objet mis en mouvement au moyen de divers procédés. Cet objet entretient une relation étroite avec l’individu dont il reçoit l’image, parce qu’il aura été choisi ou créé par lui au cours de séances préparatoires encadrées par l’artiste.
De cet assemblage de supports de représentation résultent à la fois une déconstruction et une reconstruction des apparences. La mutation subie par ces physionomies contemporaines donne forme à une face cachée de l’identité sociale.